Trajectoire bas carbone : une réponse stratégique aux enjeux des filières animales

La décarbonation des filières de production animale s’impose aujourd’hui comme un impératif environnemental, économique et sociétal. L’élevage est responsable d’environ 14,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) selon la FAO, dont une part significative provient de la fermentation entérique des ruminants, de la gestion des effluents et de la production d’aliments pour animaux.

Enjeu décarboner l'élevage Mixscience

Au-delà de l’impact climatique, les filières animales sont confrontées à une pression croissante sur leur « droit à produire », notamment en Europe, où les politiques publiques et les attentes sociétales exigent des pratiques plus durables. L’image de l’élevage est souvent mise à mal, et les acteurs du secteur doivent démontrer leur capacité à évoluer vers des modèles plus vertueux.

La trajectoire bas carbone devient ainsi un levier stratégique pour préserver la compétitivité des filières, répondre aux exigences des labels environnementaux, anticiper les réglementations futures et renforcer la confiance des consommateurs.

 

Des enjeux spécifiques selon les espèces

Chaque espèce animale présente des défis propres en matière de décarbonation :

  • Pour les espèces Ruminants, la fermentation entérique génère du méthane (CH₄), un GES 28 fois plus puissant que le CO₂ sur un horizon de 100 ans. Chez les vaches laitières, le méthane représente jusqu’à 50 % de l’empreinte carbone du litre de lait. La réduction de ces émissions est donc prioritaire.
  • Pour les espèces monogastriques, les émissions sont principalement liées à la gestion des effluents et à l’alimentation. L’optimisation des rations, la valorisation des coproduits et l’utilisation de matières premières locales permettent de réduire significativement l’impact environnemental.

L’approche Mixscience : accompagner la transition bas carbone

Mixscience propose une approche structurée pour accompagner ses clients dans la réduction de l’empreinte carbone de leurs productions, en agissant notamment sur le levier de l’alimentation qui peut représenter jusqu’à 70 % de l’impact carbone d’un produit animal. Cette démarche ne se limite toutefois pas à l’alimentation : elle inclut également la gestion globale de l’élevage et l’amélioration de critères techniques clés, tels que l’âge au vêlage ou le taux de renouvellement du cheptel, qui contribuent à réduire l’impact carbone final.

  • Evaluation complète et globale des impacts environnementaux des productions animales, de l’alimentation à l’élevage jusqu’aux produits finis à l’aide des outils Matriciel® (outil de calcul des ACV des aliments composés rendu élevage) et Sustell™ (outil de calcul des ACV sortie élevage). En complément, le rationneur Icownic permet de calculer l’impact environnemental d’un litre de lait ou d’un kilogramme de viande vive, offrant ainsi une vision intégrée et opérationnelle de la performance environnementale des élevages.
  • Simulation de scénarios d’écoconception reposant sur différentes stratégies nutritionnelles : réduction des apports protéiques, diversification des matières premières en privilégiant les sources locales, utilisation d’ingrédients pour améliorer l’efficacité alimentaire ou pour réduire la production de méthane chez les ruminants. Cette approche inclut également l’amélioration des critères techniques via la conduite des génisses et la gestion de la reproduction.
  • Etape 3 : Mise en œuvre et suivi des stratégies nutritionnelles retenues associées aux bonnes pratiques en élevage pour valoriser pleinement le potentiel de l’alimentation.

La disponibilité du produit et les exigences réglementaires peuvent varier selon les pays. Les réglementations locales doivent être consultées.