Lumigard Most
Soutenir le bien-être et la performance
Dans la production porcine actuelle, Streptococcus suis n’est plus un nom étranger aux éleveurs et aux vétérinaires. C’est une bactérie Gram positif dont on distingue 29 sérotypes, identifiés par la structure de leur capsule polysaccharidique. Parmi eux, les sérotypes 2 et 9 sont les plus répandus et les plus dangereux, notamment en Asie et en Europe.
Cette bactérie réside principalement dans les voies respiratoires supérieures – nez, gorge, amygdales – des porcs et en particulier des truies saines, sans provoquer de symptômes spécifiquement. La transmission se fait dans un premier lieu de la truie au porcelet, par voie génitale, par contact direct ou aérien.
Facteurs de développement et déclenchement de l’infection
Dans certaines conditions de stress, d’immunodépression, des conditions d’élevage défavorables (mauvaise hygiène, mauvaise ventilation, forte humidité, poussière, trop forte densité, carences…) en co-infection avec d’autres agents pathogènes (PRSS, grippe porcine, circovirus PCV2, mycoplasmes), elle peut se développer (Ruggeri et al., 2020; Obradovic et al., 2021). L’infection se déclare le plus souvent après le sevrage, lorsque les anticorps maternels ne suffisent plus à protéger le porcelet qui développe sa propre immunité.
Une dynamique préoccupante
Des études récentes mettent en lumière une dynamique préoccupante dans les élevages porcins : après le traitement des infections à E.coli, notamment par l’utilisation d’antibiotiques, une recrudescence du Streptococcus suis, en particulier du sérotype 9, a été observée. Par exemple, la publication d’Obradovic et al. (2021) suggère que la suppression d’E.coli permet à S. suis 9 de coloniser plus facilement les voies respiratoires supérieures des porcs, profitant d’un déséquilibre microbiologique induit par le traitement. C’est pour cela qu’on lui donne le nom d’agent opportuniste et peut ainsi causer de graves syndromes : méningite, septicémie, arthrite, pneumonie, voire la mort. Sans traitement particulier on estime à 20% le taux de mortalité causé par certains sérotypes.
Des solutions limitées face à l’antibiorésistance
Peu de solutions sur le marché existent à date : les antibiotiques du groupe bêta-lactamines (exemple l’amoxicilline) restent les traitements les plus utilisés. Cependant, des antibiorésistances progressent rapidement dans le monde et l’apparition de résistance croisée menacent la filière et l’efficacité d’utilisation de ces traitements. En Europe, les auto-vaccins (à partir de souches identifiées dans l’élevage à traiter) sont également utilisés – cela reste une solution coûteuse ayant une action limitée sur la prévalence de la bactérie de manière générale.
C’est dans ce contexte que Mixscience a développé un mélange exclusif d’esters d’acides gras bénéficiant de la technologie VSTAR qui garantit un activité optimale zootechnique et une manipulation facilitée en usine.
Lumigard Most, votre allié pour combiner performance et bien-être animal :
La disponibilité du produit et les exigences réglementaires peuvent varier selon les pays. Les réglementations locales doivent être consultées.