Maintenir les performances en conditions de challenge parasitaire

Gestion de la exposition parasitaire pour maintenir et maximiser les performances

Limiter les pertes économiques liées aux endoparasites émergents

Le secteur de l’aquaculture est fortement confronté à l’apparition de maladies, à l’introduction et à la dispersion de nouveaux agents pathogènes spécifiques et de parasites. Cette pression pathogène a un impact significatif sur l’économie des éleveurs. Ces dernières années, des solutions chimiques ont été appliquées. Cependant, l’utilisation massive de produits chimiques dans l’aquaculture est aujourd’hui une préoccupation majeure pour la santé publique et a des effets néfastes sur l’environnement.

Tilapia

EHP, un enjeu sanitaire mondial pour l’industrie de la crevette

L’endoparasite microsporidien Enterocytozoon hepatopenaei (EHP) est un énorme défi sanitaire mondial pour l’industrie de la crevette. L’EHP se limite à l’hépatopancréas de la crevette et sa détection est complexe. Ce parasite impacte la croissance et tend à diminuer les capacités de défense de l’hôte ce qui entraine l’apparition de maladies secondaires liées à des pathogènes opportunistes : Vibrioses causant des maladies tel que le syndrome de mortalité précoce (EMS), pathogènes entrainant des dégradations globales tel que  le syndrome des fèces blanches, etc Bien que l’EHP ne semble pas provoquer une mortalité élevée, elle est associée à un retard de croissance important et à une dégradation du taux de fécondité des crevettes, ce qui entraîne des pertes économiques pour les éleveurs et, dans le pire des cas, une récolte précoce.

Impact cellulaire du cycle infectieux de l’endoparasite EHP

Le cycle de vie de cet endoparasite microsporidien peut être divisé en trois phases : la phase infectieuse, la phase proliférative et la phase de formation des spores. La phase infectieuse est la seule qui puisse survivre sans l’hôte, car les spores se trouvent à l’extérieur des cellules hépatopancréatiques de l’hôte sous une forme dormante et plus résistante. Une fois au niveau intracellulaire, la spore dormante deviendra infectieuse par la phase clé du cycle : la germination. Cette phase est notamment marquée par l’expression d’un outil essentiel à la réplication de la spore : le tube polaire. Grâce à lui, la spore germée va percer la membrane plasmique de la cellule hépatopancréatique de l’hôte, libérant des sporoplasmes (matériel infectieux) à l’intérieur du cytoplasme de la cellule. Les sporoplasmes commencent à se répliquer en de nombreuses copies qui sont libérées dans l’environnement après avoir tué les cellules, et finissent par infecter d’autres crevettes.

Des solutions issues de la transformation des huiles végétales pour réduire la capacité infectieuse d’EHP

Étant donné que l’EHP a une phase intracellulaire au cours de laquelle les spores pénètrent dans les cellules hépatopancréatiques de l’hôte, il est important de veiller à ce que le parasite soit empêché de pénétrer dans les cellules de l’hôte ou, du moins, à ce que l’entrée dans les cellules soit contrôlée. Il s’agit là d’un point fondamental lorsqu’il s’agit de décider des recommandations pour l’application d’un outil de biosécurité.

Des études ont démontré qu’une solution basée sur un mélange innovant de composés issus de la transformation des huiles végétales associés à une matrice active spécifique réduit significativement la capacité des spores d’EHP à germer et à exprimer le tube polaire directement lié à leur capacité à être infectieuses. Cet effet a un impact clair sur la charge finale en EHP dans les organes digestifs et aide à restaurer les performances chez les crevettes.

 

La disponibilité du produit et les exigences réglementaires peuvent varier selon les pays. Les réglementations locales doivent être consultées.